L'Intelligence artificielle appliquée dans le domaine de la santé : promesses et périls

L'intelligence artificielle

Soirée Intelligence artificielleUne conférence portant sur  "L'Intelligence Artificielle appliquée dans le domaine de la santé : promesses et périls", par Dr Alexandre LHEMANN, chercheur en neurosciences cognitives à l’Université de McGill (Canada), Dr Olivier Raspado, chirurgien digestif et viscéral à l’Infirmerie Protestante, et M. Karim AOUADI, architecte logiciel, s’est tenue à l’Infirmerie Protestante le 05 février 2020.

« L'intelligence artificielle (IA) vise à reproduire, voir à dépasser les capacités cognitives humaines. Grâce à la disponibilité croissante de données médicales et aux récents progrès des techniques d'analyse, elle promet de révolutionner le secteur de la santé en créant de puissants modèles d’aide à la décision pour les professionnels du domaine de la santé, tout en augmentant l'efficacité thérapeutique et en réduisant les délais et les coûts. Ces applications permettraient par exemple l’aide au diagnostic, la personnalisation des interventions, la découverte de nouveaux médicaments ou encore une meilleure analyse des risques. » (Alexandre Lehmann).

Après une revue des promesses de l'IA en santé, les concepts fondamentaux de l'IA ainsi que les principales méthodes d'apprentissage machine ont été présentés. Des applications concrètes à différents domaines de la santé (oncologie, radiologie, neurologie….), notamment à partir de données cérébrales, ainsi que les limites, les risques et les défis posés par l'impact grandissant de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé également.

Alexandre Lehmann est actuellement professeur à la faculté de médecine de l'Université McGill et professeur associé à l'Université de Montréal. Il a fondé le laboratoire "Brain, Beats and Bionics" au centre universitaire de santé McGill, il est membre principal du centre de recherche sur le cerveau, le langage et la musique et il dirige le programme de recherche sur les prothèses neurales de l'hôpital Royal Victoria. Il agit également à titre de consultant scientifique auprès d'entreprises en démarrage dans le domaine de la formation doctorale et des neurotechnologies.
Suite à une formation en mathématiques supérieures et spéciales, il devient ingénieur des Mines de Paris avec une spécialisation en méthodes quantitatives. Il effectue ensuite un doctorat en neurosciences cognitives au collège de France et à l'institut Max Planck. S'ensuivent quatre années de formation post-doctorale en Amérique du nord avant de rejoindre l'Université McGill.