Hystérectomie à Lyon

Qu'est-ce qu'une hystérectomie ?

Une hystérectomie est une intervention chirurgicale qui consiste en l’ablation de l’utérus.

On distingue différents types d’hystérectomies, en fonction de l’étendue du geste chirurgical :

  • l’hystérectomie totale lorsque le corps et le col de l’utérus sont enlevés
  • l’hystérectomie sub-totale lorsque seul le corps est retiré et le col est conservé
  • l’hystérectomie avec annexectomie lorsque les trompes de Fallope et les ovaires sont également retirés

Quand une hystérectomie est-elle indiquée ?

Plusieurs pathologies peuvent nécessiter une hystérectomie. Les principales sont les suivantes :

  • Les fibromes utérins
    Egalement appelés myomes, ce sont des tumeurs bénignes qui se développent sur la paroi de l’utérus, de façon isolée ou en groupes. Ils apparaissent généralement chez les femmes de plus de 35 ans. Leur taille varie entre celle d’un pois et celle d’un pamplemousse.
    La plupart du temps ils n’entraînent aucun symptôme mais lorsqu’ils sont trop nombreux ou trop gros ils peuvent être à l’origine de ménorragies (saignements menstruels abondants), de douleurs pelviennes ou de gênes urinaires.
  • L’endométriose
    L’intérieur de l’utérus est tapissé par une muqueuse : l’endomètre, qui se renouvelle en permanence avec les cycles menstruels. Il arrive que des tissus constitués de cellules endométriales se forment à l’extérieur de l’utérus. On parle alors d’endométriose. Les saignements menstruels provoqués par ces cellules ne peuvent alors pas s’évacuer et occasionnent des irritations, des adhérences ou des kystes qui sont douloureux.
  • Le prolapsus utérin
    Le prolapsus de l’utérus résulte d’un relâchement des muscles et/ou des ligaments qui le soutiennent. Il descend alors dans le vagin, occasionnant une pesanteur pelvienne ou des fuites urinaires.
  • Le cancer utérin
    Les cancers du corps et du col de l’utérus, des ovaires ou des trompes nécessitent souvent une hystérectomie.

Les techniques d'intervention

Il existe différentes voies d’abord pour cette intervention. Leur choix dépend de facteurs multiples.

  • L’hystérectomie par voie haute (laparotomie)
    Une ouverture de l’abdomen de 15 à 20 cm est pratiquée, avec une cicatrice transversale ou médiane (entre le pubis et le nombril). Cette technique permet d’atteindre plus facilement l’utérus et est indiquée pour les utérus volumineux. Elle laisse toutefois une cicatrice sur l’abdomen, nécessite une hospitalisation de 3 à 6 jours et un arrêt de travail d’environ un mois.
  • L’hystérectomie par voie basse (vaginale)
    Elle se pratique par les voies naturelles, au moyen d’une incision au fond du vagin. Elle est indiquée pour les utérus de petite taille, nécessite une hospitalisation plus courte (2 à 4 jours) et permet une reprise du travail plus rapide (après 2 à 3 semaines).
  • L’hystérectomie coelio-vaginale
    Elle s’effectue en deux temps. L’utérus est libéré de ses attaches par coelioscopie puis il est retiré par voie vaginale. Les durées d’hospitalisation et d’arrêt de travail sont les mêmes que pour l’hystérectomie vaginale.

Déroulement d'une hystérectomie à l'Infirmerie Protestante

L’intervention

L’hospitalisation s’effectue le plus souvent la veille de l’intervention et la patiente doit être à jeun depuis minuit la veille de l’intervention.
Une sonde urinaire est posée en début d’intervention et sera laissée pendant les 24h qui suivent l’intervention.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure 1 à 2 heures. Une consultation préanesthésique a été effectuée au préalable.

Les suites opératoires :

  • Prise d’antalgiques par voie veineuse pendant 1 à 2 jours puis par voie orale pour éviter les douleurs postopératoires
  • Pour prévenir les risques de phlébite, prise d’un traitement anticoagulant pendant 3 à 4 semaines et port de bas de contention
  • Lever possible dès le lendemain de l’intervention
  • Un petit saignement vaginal est possible dans les jours qui suivent l’intervention
  • Arrêt de travail de 2 à 4 semaines
  • Reprise des activités sportives 2 mois après l’intervention*

Les risques et les complications possibles :

  • Risques liés à l’anesthésie
  • Hémorragie per opératoire nécessitant une transfusion sanguine
  • Lésions d’organes voisins (vessie, intestin grêle, colon, uretère, plaies vasculaires) : prise en charge chirurgicale spécifique
  • Phlébite ou embolie pulmonaire : un traitement préventif d’anticoagulants est mis en place immédiatement après l’intervention
  • Infection ou abcès post opératoire : traitement antibiotique ou reprise chirurgicale
  • Hématome post-opératoire

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